Les anciens salins des Pesquiers - Suite

Ce paysage si particulier existe parce que des hommes, des anciens saulniers, continuent de faire vivre cet espace en assurant la circulation de l'eau.
Nous distinguons, sur la droite la nouvelle pompe qui permet de réguler le niveau de l'eau tout en préservant les poissons qui peuvent la franchir sans mal.
Sans ce travail incessant, la sansouire et les marécages auraient envahi les centaines d'hectares de la lagune de Giens.
Il faut également protéger la lagune des incursions de la mer qui submerge de plus en plus souvent le tombolo ouest et pénètre sur le site avec ses milliers de mètres cubes d'eau dévastateurs.
Les ouvrages en bois nécessitent des soins constants. Les différents hangars conservés sur le site accusent aux aussi le poids des ans. Ils nécessitent une restauration urgente sous peine de disparaître définitivement du paysage.
De nombreux travaux ont été réalisés par TPM, la communauté d'Agglomération qui est gestionnaire du site (Propriété du Conservatoire du Littoral) avec la ville d'Hyères et le Parc National de Port Cros.
Le grand hangar de la mouture doit être sauvé en priorité.
C'est un bâtiment industriel de taille imposante qui permet d'envisager son aménagement en vue d'une valorisation culturelle du site.

En 2011, le Festival International de Mode et de Photographie s'est en partie déroulé dans ce hangar.

Le tympan des salins des Pesquiers est une pièce unique. Nous vous proposons de prendre le temps de visionner un beau document très instructif sur les salins et le tympan.

Ce document réalisé par TPM dure 11 minutes.
Voir le document (11 minutes)

La grande camelle manque dans le paysage de la presqu'île. Les oiseaux et les flamants étaient très nombreux à partager le site avec les saulniers. Maintenant que la prodcuction est arrêtée, les Pesquiers sont classés au niveau international pour leur importance ornithologique. La gestion de l'eau sert aujourd'hui à créer des environnements favorables aux 250 espèces d'oiseaux qui investissent le site.
Chaque jour, en allant à Hyères par la route, nous cherchons à voir les oiseaux. Nous sommes heureux de voir les hérons cendrés dans le canal de ceinture, les aigrettes sur les berges, les cormorans en chasse ou les avocettes dans le marais du Redon.
Les voir le matin en allant au travail, nous procure un bonheur simple mais irremplaçable.

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