Olbia la bienheureuse :
Colonie grecque IVe - Ie siècle avant J.C

Les ruines d'Olbia suscitèrent très tôt l'intérêt de personnalités comme le prince du Danemark en 1843, Napoléon III qui fit dresser les premiers plans du site.
Les premiers travaux archéologiques datent de 1844 à la demande d'Alphonse Denis Député-maire d'Hyères.
Olbia a été sauvée de la destruction par Jacques Coupry qui a commencé son exploration en 1947 et a obtenu le classement du site au titre des Monuments Historiques entre 1949 et 1951 puis l'achat du site par l'Etat en 1956.
En 2011, la ville d'Hyères est maintenant propriétaire et se donne comme ambition d'ouvrir et de faire connaître ce site unique sur le littoral français en y associant des événements concernant la culture méditerranéenne comme l'organisation de concerts de musiques méditerranéennes, pendant la saison estivale.
Le plan du site permet de voir les zones fouillées depuis son acquisition et l'importance des zones non encores étudiées.

Le port d'Olbia était protégé par le tombolo qui se trouvait plus à l'ouest.
Après la création de Marseille par les Grecs en 600 avJ.C, le commerce se développe et un réseau de colonies fortifiées assure aux grecs la maîtrise des lignes commerciales entre l'Italie et l'Espagne.

Les échanges avec les autochtones se développent également et Olbia servira aussi de base de départ pour l'exportation de productions locales.

4 siècles avant J.C, le trait de côte était un peu différent de celui d'aujourd'hui. Les deux tombolos n'étaient pas continus et un chenal permettait aux bateaux de couper à travers les marécages sans contourner la presqu'île. La situation d'Olbia est stratégique sur les routes maritimes commerciales. C'est une étape pour le petit cabotage et un refuge pour la navigation quand les conditions météo exigent de trouver un abri. Le site d'Empuries, en Catalogne date de la même période et avait les mêmes fonctions. Cette vue aérienne que nous avons découverte au Musée d'Histoire de Barcelonne nous a immédiatement interpellés.

Quelle similitude dans le choix de l'implantation. Bien sûr, l'échelle n'est pas la même mais la presqu'île de Giens et les îles semblent s'être "copiées collées" (pour prendre une technique du 21e siècle) sur le site d'Empuries.

 Fondée en 350 av J.C par les Grecs, son plan permettait la répartition équitable entre les colons et les militaires. 4 quartiers séparés par des rues comportaient chacun 10 bâtiments, les îlots d’habitations.
L’entrée donnait sur le port et était protégée par de fortes murailles et deux tours.
En 49 av J.C la prise de Marseille par César marque le début de la romanisation de l’ensemble de la région. L’activité économique d’ Olbia est maintenue et même renforcée grâce à l'activité portuaire.
Le site d'olbia était protégé par de véritables remparts.
Il reste quelques longueurs de ce mur d'enceinte constitué de blocs de gré provenant de gisements locaux.
Certains blocs sont énormes et leur appareillage mérite d'être observé de près car il ne s'agit pas d'un empilement de pierres qui n'aurait pas pu traverser les siècles. La photo montre bien que cet ouvrage est le fruit d'une technique maîtrisée.
Un seul îlot d'habitation a été entièrement fouillé. Olbia abritait une centaine de familles. Chacune disposait d'un logement de 120 m2 comprenant un dortoir, une salle commuune, une petite salle de réception et parfois un atelier. Chaque îlot comprenait 3 maisons. Les thermes
Erigés vers la fin du 1er siècle av J.C, pour les besoins de la population locale et d’une clientèle de passage, les thermes sont le témoignage le plus caractéristique de la romanisation d’Olbia.
Avec l’apoditérium - le vestiaire – et la palestre dédié aux sports, les thermes constituaient de véritables centres de santé liant activités physiques, soins, détente et loisirs.
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Cet édifice fut abandonné au 1er siècle après J.C pour un vaste ensemble thermal installé en bord de mer et aujourd’hui disparu. Il devait se trouver sous la route actuelle qui longe la mer.

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