Les routes maritimes : L'archéologie sous-marine.
L'épave
étrusque du Grand Ribaud
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La chronologie des amphores et de la céramique grecque s’accordent pour placer le naufrage entre 525 et 480 avant J.C. Peut-être peut-on réduire encore cette fourchette aux années 520-490, voire 510-500 avant J.C.
L’homogénéité de l’épave Grand Ribaud plaide pour une origine fondamentalement étrusque, de la zone Pyrgi-Caeré. Le commerce, revitalisé après les batailles d’Alalia et de Cumes, voit les Etrusques et particulièrement ceux de Caeré étendre leur zone d’intervention vers le nord.
La cargaison de l’épave du Grand Ribaud fait référence au commerce régulier que les Etrusques entretenaient directement et sans véritable interruption depuis le VIème siècle avant J.C avec les populations de la Vaunage et du Languedoc oriental, vraisemblablement par l’intermédiaire du complexe portuaire de Lattes près de Montpellier. Le développement des technologies et de l'informatique a permis la création d'images 3D reconstituant le chantier se trouvant sous 60 m d'eau.
Cet outil, qui offre une vue globale du gisement, permet ansi de préciser les hypothèses concernant la forme et la dimension du bateau par exemple.
Les données acquises sur le mode de chargement et sur le volume de la cargaison que les estimations situent autour de 500 amphores, mettent en relief le caractère exceptionnel de ce gisement. "Bouleversant les données quant à la taille, l’intensité du trafic et la nature des liens qu’elle réveille, l’épave du Grand Ribaud s’installe brutalement dans notre vision toujours trop lacunaire de ce vaste panorama maritime et commercial et en accentue les clivages. Avec un chargement de plusieurs centaines d’amphores elle constitue l’un des plus gros, sinon le plus gros navire de commerce de la période archaïque."
Une partie de la coque a été reconstituée par des charpentiers de marine. Le chantier Borg qui a construit le "Raïs de Mandrago" collabore régulièrement avec le DRASSM pour réaliser ces reconstitutions. Toutes ces études, tous ces efforts se concrétisent dans cette présentation exceptionnelle d'un chargement d'amphores sur un bateau étrusque il y a 2500 ans. (Musée d'Histoire Marseille)
Nous remercions l'Université de la Méditerranée Aix MarseilleII qui nous permet de mieux connaître notre patrimoine. Pour en savoir plus (PDF 12,3Mo)

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